Timaamarth, un lieu de culte

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Bejaia est une  ville-lumière qui n’éclairait pas seulement par ses « bougies » mais par les sciences et la culture. capitale du royaume hammadite, la ville de Béjaïa (Bougie, Bugia, Bgayet, Buzzea) fut, à l’époque médiévale, l’un des centres culturels et scientifiques les plus dynamiques du Maghreb. Elle était le pôle d’attraction des savants musulmans, chrétiens et juifs qui venaient y poursuivre des études, faire des recherches et des observations astronomiques.

Pressentant l'invasion espagnole, El Aidli prépara assez tôt le repli des ulémas de Bejaia vers l'arrière-pays. Détruite par les espagnoles au début  du XVIe  siècle, le relais était assuré par des zaouïas de la Kabylie.  Celle de  Tamokra était l'une des premières zaouïas institut de la Kabylie, Timaamarth de Tamokra elle  fut fondé par  Yahia El-Aidli, natif de Takorabt en 1440 et prendra son nom après sa mort en 1477.

La Wadhifa de Yahia El Aidli, qui a été récitée à Sidi Soufi (Béjaïa) jusqu'aux années 1930 est encore de nos jours un texte de référence à la zaouïa de Tamokra, du cheikh Tahar Aït Aldjet et qui fait partie désormais du patrimoine culturel de la wilaya. La Zaouïa est un véritable institut qui accueillait et accueille toujours des étudiants des quatre coins du pays mais aussi de toute l’Afrique du Nord. Aujourd’hui encore, on vient de partout pour ce patrimoine historique0

Rasée au début de la colonisation française, puis reconstruite pour être encore une fois détruite lors de l’insurrection des bachaga El Mokrani et cheikh EL Haddad en 1871. ce n’est que vers 1937 quelle a été reconstruite, on dénombre plus de 300 Talebs en son sein à la fin des années 50 (en 1955) en ce moment sa gestion était assurée par Mohamed Tahar ait allajat, assisté par abderrahmane ben moufak, cheik Tahar ouachait, et Ahmed Ali agroufa. C’était un établissement non lucratif.

Mais  en 1957, Elle sera bombardée  par l'armée française car devenue centre de transit des moudjahidine et base arrière et de repli  aux Moudjahidine avant d'être reconstruite par le Cheïkh Tahar Aït Aldjat et ses pairs. A ce titre, un vibrant hommage a été rendu aux quatorze martyrs tombés lors du bombardement intensif qui, pour rappel, avait rasé aussi bien le village de Tamokra que la Zaouïa.

Bon nombre de ces étudiants ont , investi les institutions de l'Etat une fois l'indépendance acquise, à l'image de feu Mouloud Kacem Naït Belkacem, alors que des dizaines d'entre eux tombèrent en martyrs lors de la révolution armée. Comme le chahid HAMADACHE LARBI.

Timaamarth ; située aux aux abords de la route menant au village Tamokra, ne manque pas d’incarnation et de beauté ou flâne encore l’ombre de ce béni créateur, Sidi Yahia Aydali, un homme religieux qui a fait d’elle, l’école coranique la plus illustre dans la Kabylie et même le Maghreb où sont enseignées les sciences islamiques à des étudiants en théologie venant de partout. Construite sur une  montagne, dominant les collines engorgées de canyons, les vallées, les localités ardentes entourées de végétation font de cette zaouia des sites d’une beauté inégalable.

l-inventaire du  patrimoine culturel de Tamokra est désormais constitué de cinq édifice datant du milieu du 15 è siecle ;en plus de Timaamarth comprend aussi le mausolée du cheikh yahia el aidli (takorabth,) la mosquée Tighilt, la mosquée Ihoudjan, l'ancienne zaouïa  et le hamam Ouguelmine.

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